C'était aprés une sécheresse exeptionnelle, qui sévit de 123 à 128 et tarit les maigres ressources en eau de la région que l'empereur romain Hadrien décide le captage des sources existant dans les massifs de Djebel Zaghouan et de Jouggar ainsi que la construction d'un immense aqueduc destiné à conduire les eaux vers les citernes de la Maälga, réservoirs d'eau de 25 000 mètres, situés à Carthage. L'aqueduc, conçu pour assurer un débit journalier de 32 000 m³, comporte deux branches, l'une venant de Zaghouan mesurant 6, 01 kilomètres de longueur, l'autre, venant du Djouggar mesurant 33, 63 kilomètres, se réunissant à Moghrane. La longueur totale de l'aqueduc jusqu'à Carthage, y compris les diverses ramifications est de 132 kilomètres. Remis en état au Xe siècle, il est pourvu d'une dérivation sur Tunis au XIIIe siècle. Aprés les Hafsides son entretien fut négligé.