«
La nuit, une terrasse à laquelle on accède par un bâtiment
quelconque ; vaste, largement étalé.
D’un côté, le bâtiment, des trois autres, un
banc en maçonnerie - une doukkana - l’encercle.
Tout est chaulé à neuf.
Quelques tables en tôle, quelques chaises disparates. Une natte,
proprette court sur la doukkana, retenue par de gros moellons.
Trois ampoules, très demi watt, inégales, voudrait éclairer
; la blancheur du lieu facilite leur tâche. A intervalles égaux,
le faisceaux lumineux du sémaphore voisin, passe sur le tout.
C’est le café du Phare, le Cahouet-en-Nadhour de Sidi Bou
Said. »
Revue
Leila, fevrier 1936